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Après le koople vu par Vian , nous allons un peu plus à l’est avec un extrait de « bonheur conjugal » de Tolstoï pour pourrir la proche fête des amoureux. Vian, déjà laissait apercevoir la quasi impossibilité d’être l’autre, d’être deux en un et l’importance de l’acceptation de la différence de l’autre. A peine la leçon apprise que je cherche le bonheur conjugal chez le grand Tolstoï. Le titre est parfait pour donner toutes les réponses à nos questions éternelles de fille : alors l’amour pour toujours, ça existe ou pas? et le mariage, ça tue vraiment l’amour?? Autant de questions qu’on arrête de se poser à mon grand âge, mais pour raviver la jeunesse je me tourne vers Tolstoï pour me répondre et me guider sur le chemin escarpé de l’amour… qui parfois mène donc au mariage.Le bonheur conjugal pose la question du mariage et de l’amour perdant son intensité au fil du temps.
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Ce blog a débuté avec la modeste prétention d’apporter un peu de paix dans les couples, avec une analyse superficielle et complétement subjective des relations. De billets en billets, le blog s’est perdu dans les anecdotes peu intéressantes d’une chômeuse comme on en trouve des millions en France.
Cependant, les relations sont toujours aussi chaotiques, l’arrivée de l’hiver ne nous permet pas toujours de nous rapprocher pour nous réchauffer. Les différences trop nombreuses et cette volonté de changer l’autre pour le rendre mieux ou pour mieux le comprendre sont toujours présentes, causant encore des disputes stériles.
Le premier livre du grand auteur péruvien Mario Vargas LLosa est pour certains le plus réussi. Après la lecture du merveilleux « Homme qui parle », j’ai donc lu ce livre paru en 1963. Impressions à froid..
De quoi ça parle?
Au collège militaire Leoncio Prado, à Lima, les chiens sont les nouveaux arrivants qui sont les plus bizutés, insultés et mal traités. Après une série de violence à leur égard, 4 d’entre eux, les plus vigoureux, décident de former un Cercle pour répondre à ces agressions. Cependant, ce Cercle exerce une violence encore plus marquante sur les autres élèves de la section. Le plus faible d’entre eux, appelé l’Esclave, sera celui qui en souffrira le plus.
En attendant le ravalement de façade de mon blog, désormais attirant des visiteurs de tous les coins du globe, je voudrais vous parler de L’homme qui parle. Non, je ne délire pas, il s’agit d’un livre de l’auteur péruvien Mario Vargas LLosa, El hablador en espagnol dans le texte.
De quoi ça parle?
Lors d’une exposition à Florence, Vargas LLosa découvre des photographies d’une tribu Machiguenga en Amazonie. Cette vue lui rappelle son obstination à écrire un livre sur ce fameux homme qui parle, véritable lien entre les différentes familles de cette tribu primitive mais aussi entre le passé et le présent. Un conteur, troubadour, ou peut-être seulement un sage. C’est à Florence que se met sur pied cette civilisation, ses mythes et croyances, poussant les limites de l’imagination de l’auteur à l’infini.
Pourquoi c’est bien?
Parceque l’écriture est passionnante, relativement simple. Parceque c’est pas juste une fiction mais l’histoire d’une tribu amazonienne aujourd’hui forcée de s’intégrer à la culture occidentale et même lire la Bible en machiguenga. Parceque c’est un livre sur l’homme et la nature, cette harmonie oubliée depuis si longtemps. Et cette obstination de Vargas Llosa de faire vivre cet homme qui parle est si forte que nous nous demandons à la fin s’il a vraiment existé et si l’auteur ne voit en cet homme l’écrivain des sociétés modernes.
Un extrait?
« Je suis devenu homme qui parle après avoir été ce que vous êtes en ce moment. Des hommes qui écoutent. Voilà ce que j’étais: un homme qui écoute. C’est arrivé sans le vouloir » Ca s’est produit peu à peu. Sans même m’en rendre compte j’ai découvert mon destin. Lent, tranquille. Il est apparu par petits bouts. Ni avec le jus du tabac, ni avec la décoction d’ayahuasca. Ni avec l’aide du seripigari. C’est moi seul qui l’ai découvert »
Titre: L’homme qui parle
Auteur: Mario Vargas LLosa
Gallimard,02/92
278 pages
« Il y avait du sang partout. On aurait dit que son âme s’était écoulée par les trous que les projectiles avaient faits dans tout son corps. Quand on voit autant de sang par terre, on commence par se palper, par s’assurer qu’on est pas blessé, que ce sang n’est pas le nôtre. (…) Et il semble dans tous les cas impossible qu’un seul homme perde autant de sang, on est sûr d’en avoir beaucoup moins. »
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