J’aime beaucoup le cinéma italien des années 60-70 mais mes connaissances se limitent à quelques réalisateurs les plus connus, et encore. Noël a été la bonne occasion pour me faire découvrir un réalisateur que je ne connaissais que de nom: Mauro Bolognini.
J’ai donc découvert la Viaccia (1961) avec Claudia Cardinale, Jean-Paul Belmondo et Pietro Germi très récemment. Le film a l’ambiance lourde parle de la chute d’un paysan, Amerigo joué par Belmondo. Amerigo part travailler à Florence aux côtés de son oncle et rencontre Bianca (Claudia Cardinale) dans une maison close. Pour se payer ses services et son amour Amerigo vole de l’argent à son oncle. Quand celui-ci le découvre, il est renvoyé à la campagne, presque renié par son père, deshérité. Ne pouvant pas vivre à la campagne, il retourne travailler à Florence dans la maison close, proche de Bianca mais si loin et si jaloux.
Sur un fond d’histoire d’amour impossible, Bolognini nous montre l’histoire d’une famille de paysans où chacun cherche le meilleur moyen pour dominer l’autre, soutirer quelques lires ou morceau de terre. On attend les morts pour être enfin propriétaire. La terre, ce pourquoi ils sont tous passionnés, n’attire pas Amerigo, inconscient et loin des vérités matérielles.
Des psychologies proches de la réalité: mesquins, avares, envieux.. des situations et un amour compliqués : tout est réuni pour un drame. Les velours de la maison close, Florence du début du siècle et la campagne toscane sont les beaux décors de ce film en noir et blanc. Le couple Belmondo au regard blasé et Cardinale si impertinente fonctionne très bien. A l’indolence de Amerigo c’est la ruse de Bianca qui répond mais se prend aussi quelques claques pour lui faire comprendre à quel point c’est « una putana ».
Quelques longueurs et incompréhension – notamment le rôle des anarchistes- mais malgré ça des dialogues qu’on retient, une belle mise en scène qui me donne envie de découvrir d’autres films de ce réalisateur.
P.S : ce blog ne vire pas blog ciné promis j’écrirai autre chose bientôt…mais avant il y a quelques films que je voudrais bien partager.
Related posts:
- Séduite et abandonnée Comédie dramatique de Pietro Germi de 1964, ce film n’est...
- Back to the 90s Tout le monde parle de la pluie et du mauvais...
- L’imaginarium du Dr Parnassus ou le génie de Gilliam Pour un voyage hors de commun, dans le beau monde...
- Le Fate Ignoranti – Tableau de famille Réalisé par le turco-italien Ferzan Oztepek, plus connu pour son...
- If de Lindsay Anderson – ou la naissance d’Alex de Orange Mécanique Comme je suis nulle pour raconter les pitch et encore...


Un commentaire, peut-être ?