Ali G c’était con, Borat c’était un peu trop, Brüno c’est le film de trop. Pourtant, les 10 premières minutes étaient prometteuses, en gros jusqu’à ce que Brüno décide d’aller aux Etats-Unis pour relancer sa carrière de worldwide queerstar.
Mais après c’est creux, sans aucun autre intérêt que provoquer gratuitement. Quand le queer voulant se convertir à l’hétérosexualité prend des cours de self-defense avec un gode à la main…on ne sourit pas, on se regarde, on se demande.
La mise en scène des relations intimes du Brüno avec ses conquêtes, les préliminaires avec son assistant devant une assemblée de anti-queer chauffés à bloc, le coup du gay en camping avec trois chasseurs…NON NON NON
On ne croit pas une seule seconde que tout ait été filmé à l’insu des gens, on pense à un vrai film fait de mauvaises blagues où tout est scénarisé.
On ne pourra cependant pas retirer à Sacha Baron Cohen son talent de transformiste, le Kazakh poilu et machiste laisse entièrement sa place à un gay fan de dolce&gabanna et ABBA. Des mimiques si bien travaillés qu’on doute de l’hétérosexualité de l’acteur.
La fin avec Brüno chantant avec Bono, Sting, Elton John et cie arrive peut-être à nous faire sortir de la salle avec un leger sourire…et encore.
Pourquoi j’étais allée voir ce film moi déjà ??

Un commentaire, peut-être ?