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Winter’s Bone que j’ai raté l’année dernière était de retour à la Filmothèque dans le cadre du cycle Littérature et Cinéma. Présenté par un auteur de polar dont je me souviens pas le nom tant mon intérêt pour le genre est grand, le film est tout simplement EXCELLENT.
Au fin fond des Etats-Unis, le drame d’une jeune fille de 17 ans qui doit s’occuper de sa famille sans son père, dealer, qui a mis la maison sous caution pour se libérer de prison. Ree cherche à la recherche de son père malgré tout le risque que cela comporte. Dans un environnement hostile, elle avance dans la forêt de cabane en cabane au sein d’un réseau de trafiquants pour trouver ce père sans lequel sa famille perd tout.
Continue Reading »- Je trouve que le thé vert a un goût de foin mais j’en bois 3 tasses par jour.
- Je trouve que Nespresso est une vraie arnaque, j’en suis à ma deuxième machine.
- J’ai vu ni Bienvenue chez les Ch’tis ni Intouchables, mais j’affirme avec véhémence qu’ils sont nuls – je n’ai lu ni Musso ni Levy mais j’affirme avec encore plus grande véhémence qu’ils sont nuls (je n’ose pas dire que j’ai aimé un Gavalda offert par une amie).
- Je me force à finir les livres que je n’aime pas sous pretexte que j’ai commencé, ils trainent pendant des mois dans mon sac et ne ressemblent plus à rien
- Chaque jour je mets mon réveil à 6h30 pour faire de la gym ou courir, le réveil sonne pendant une heure pendant laquelle je dors profondément.
- Je me convaincs que je peux fumer des cigarettes et boire en toute tranquillité grâce aux 3 heures de sport par semaine (3 heures avec l’heure de gym pendant le sommeil).
- Je me place entre les banquettes du métro bondé en espérant à chaque station que celle qui joue à ce jeu débile sur son Android sorte.
- J’oublie de dire bonjour quand je suis pressée au marché, à la boulangerie, guichet sncf et me sens honteuse quand on me dit bonjour pour me le faire remarquer.
- Je ne sais pas choisir les aubergines ni les courgettes mais à Aligre je fais semblant de m’y connaitre en les palpant et laissant de côté les légumes qui me conviennent (soit disant) pas.
- J’ai pris plus de fois l’avion que le train les 3 dernières années (Japon, Bali, Réunion, Martinique, Guadeloupe, Canada, Rep. Dom, Thaïlande, Turquie, Italie, Espagne, Hongrie…etc), je n’ai jamais compensé carbone alors que j’ai travaillé dans une ONG environnementale à inviter les entreprises à réduire leur impact carbone.
- Je ferme mon compte facebook une fois par mois.
- J’écris et efface mes posts sur mes deux blogs une fois par semaine.
- Je bloque les gens sur facebook, google+, twitter, gmail, whatsapp puis les débloque
- Je ne sais pas télécharger un torrent et mettre sur la freebox, et dis ‘chéri tu me télécharges ca? » / Je travaille dans le web et fais de la veille technologique sinon.
- J’ai plus d’espace disque sur mon iphone ni sur mon macbook, au lieu de prendre un disque dur externe pour stocker les données, j’efface des photos ou de la musique que je n’écoute plus// je travaille dans le web sinon…
- J’ai un iPad, deux iPhone et un macbook mais je trouve que Apple c’est vraiment des arnaqueurs.
- Je fais pleins d’autres choses qui font que je suis une fille comme toutes les autres et j’en suis tellement fière que je mets sur mon blog pour effacer quelques heures après.
Enfin le froid prend la ville, je me couvre le visage autant que je peux quand je sors m’engouffrer dans l’enfer du RER A. Les mains tremblent en appuyant sur le déclencheur, les photos extérieures se font rares…Les photos tout court se font rares à vrai dire, le blog se spécialise puis s’éloigne de tout.
J’aime l’ambiance hivernale, ce soleil qui au lieu de nous brûler donne l’impression de s’éloigner. Les jours courts, les nuits fraîches, mon regard heureux à travers la fenêtre, mes dessins sur la buée formée par la chaleur de mon souffle court, le velouté qui parfume l’air chaud de l’appartement.. Et je rêve de quelques photos d’extérieur dans une ville que je ne connais pas, une région que je voudrais découvrir.
Je regardais les photos de Budapest dans le catalogue de Magnum, surtout du noir et blanc, j’ai eu envie de prendre l’appareil avec mon photographe adoré et faire du noir et blanc par un temps glacial… Il a suffit de prononcer le vœu pour qu’il soit exaucé. Bientôt sur le blog, en attendant teasing avec une photo de Werner Bischof (un bout de photo à vrai dire).
Continue Reading »Pas de cinéma, ni de théâtre ou de livre aujourd’hui, juste une intro du Point.fr qui s’affichait sur ma page iGoogle.
« Le suspense était insoutenable, et c’est presque avec un sentiment de libération que les journalistes ont assisté mardi matin au lancement de Free Mobile au siège parisien de l’opérateur. Les forfaits, objets de nombreuses rumeurs depuis plusieurs mois, sont enfin dévoilés. »
Insoutenable, sentiment de libération…enfin dévoilés… Mais de quoi parle-t-on au juste ?
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Comme je suis nulle pour raconter les pitch et encore plus nulle pour juger les films (Cahiers du cinéma ont adoré A Dangerous Method et détesté le Havre…) je vais me contenter cette fois-ci de mettre l’affiche d’un film inoubliable : If…de Lindsay Anderson (1968).
Mon goût pour la violence et Orange mécanique (1971) n’y sont peut-être pas pour rien pour mon jugement excessivement positif de ce film.
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J’aime beaucoup le cinéma italien des années 60-70 mais mes connaissances se limitent à quelques réalisateurs les plus connus, et encore. Noël a été la bonne occasion pour me faire découvrir un réalisateur que je ne connaissais que de nom: Mauro Bolognini.
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Non je n’ai pas pris la résolution d’écrire plus souvent sur ce blog mais la relecture de mon billet précédent m’a fait beaucoup de peine pour ce cher David Cronenberg, Keira m’ayant appelée la nuit dernière en pleurs j’ai cherché quelques points positifs dans son jeu pour faire un autre article. J’ai de suite pensé à….ses tenues, très élégantes Keira. Bravo.
Bon avant même d’écrire j’ai pas trouvé ça drôle et là je trouve ça complètement nul. Le film du jour c’est Le Havre de Kaurismaki. L’histoire d’un crireur de chaussures, Marcel Marx, ex-écrivain bohème qui s’est établi dans la ville du Havre avec sa femme étrangère. Pendant que sa femme est à l’hôpital, Marcel fait la connaissance d’un enfant clandestin échoué au Havre et recherché par la police. Marcel, aidé de ses voisins décide de permettre à l’enfant de rejoindre sa mère à Londres.
Je suis pas douée pour raconter les histoires mais je crois qu’au delà de l’histoire ce film est un bijou du cinéma. Des plans fixe, un cadrage qui magnifie chaque séquence, même la plus simple, des dialogues d’une autre époque et un jeu théâtral… Un film travaillé.
La simplicité des décors, et de la vie pourtant misérable de ces gens, boulangers, gérants de café ou primeurs sont filmés avec tant de poésie qu’on en sort comme d’une fable contemporaine. Cette solidarité contraste tellement avec la tenue des policiers armes à la main attendant l’ouverture du container avec les clandestins ou les scènes du 20 heures avec la destruction de la jungle de Calais, on s’accroche à elle comme une bouée imaginaire dans une mer de cruauté.
Ce qui est super avec ce film, certes plein de bons sentiments c’est qu’on ne tombe dans la description de la misère, Kaurismaki n’essaye de nous tirer les larmes en s’éternisant sur l’histoire du gamin clandestin. Il décrit seulement un monde imaginaire où tout le monde parle français correctement et aide et aime son prochain. Magnifique.
PS1 : cycle Kaurismaki à La Filmothèque en ce moment.
PS2 : un Woody Allen de 1982 au Champo qu’il faut pas rater si vous ne l’avez pas vu : Comédie érotique d’une nuit d’été
PS3 : non chéri tu n’y as toujours pas le droit
Commencer la nouvelle année avec une déception, oui avec le dernier Cronenberg. Un film purement anecdotique qui traite avec une rare superficialité les relations entre Freud et Jung ainsi que Sabine Spielrein, jeune patiente avec laquelle ce dernier aura une relation. Les premières scènes déjà insupportables tant le jeu de Keira Knightley est excessif, laissent place à une histoire plate ou on aborde quelques thèmes Freudien rapidement.
Le casting et le sujet donnaient pourtant envie… Viggo Mortensen ennuyant dans le rôle de Freud, Keira Knightley…catastrophique tellement elle en fait de trop. Ce qui est dommage dans un tel film c’est que alors que les faits sont réels ça fait faux..on se dit que c’est trop gros..Merci la réalisation.
Il se regarde à la limite parce que le sujet est intéressant mais il est détestable tant c’est traité avec légèreté. On passe en revue quelques éléments historiques et les théories de Freud sans approfondir. Pour couronner le tout le rythme est lent à mourir (1h37 seulement pourtant).
Bonne déception de la part de ce grand réalisateur…peu de choses à ajouter… Si mais un article y sera consacré, si le Cinéma vous manque c’est plutôt Le Havre de Kaurismaki qu’il faut aller voir. De l’art, du beau, du cinéma.
Continue Reading »Notre fierté nationale aux côtés de Fatih Akin, quoique un peu plus intello, artiste que Akin, Ceylan est abonné aux prix à Cannes depuis Uzak. Après l’expérience de Uzak un dimanche matin avec une gueule de bois, je ne savais pas trop si j’aimais Ceylan, ces plans interminables, et ces scènes où il ne se passe rien d’autre que des mouches qui volent. Puis y a eu les climats, et enfin les 3 singes (j’en parlais ici-même en 2009, ca ne rajeunit personne surtout pas le blog), là je comprenais tout l’engouement pour ce peintre du 7ème art, ce réaliste qui décrit des vies simples à la Dostoievski voire l’ennui à la Tchekov.
J’ai tout de même mis du temps à aller voir « Il était une fois en Anatolie », le titre me donnait déjà la chair de poule, l’Anatolie cette grande partie de mon pays qui ne ressemble à rien de ce qu’on voit dans les grandes villes, cette Turquie ancrée dans les traditions, la pauvreté, les contradictions.
Le pitch semblait donner matière à une intrigue pas si Ceylanesque, un meurtre, des policiers et un médecin qui vont à la recherche du cadavre avec les deux assassins dans la nuit éclairée par les phares de Renault des années 80. Et bien la recherche est belle, chaque scène est une photo sur laquelle on a envie de s’arrêter quelques instants, y réfléchir. On se sent enfermé dans cette voiture avec le criminel, le commissaire et le médecin. Chacun, son mot à dire, sauf l’assassin au regard sombre. On se plaint de sa situation, on critique sans arrêt les autres, on rit (l’humour est omniprésent dans ce film lourd).
Et on cherche l’endroit où le cadavre a été enterré…. Voilà le souci c’est qu’on cherche un peu trop longtemps, sur les 2h37 de film il m’a semblé qu’on cherchait pendant toute la première partie.. Certes les paysages sont beaux, les silences pesants, les réflexions philosophiques mais on a vraiment envie que ça change un peu…
Première partie contemplative, deuxième plus rythmé…j’en suis sortie pensive. Ceylan a une force incroyable pour faire des vies simples des grandes histoires qui vous pèsent (je vous ai parlé de mon obsession pour le roman russe du 19ème siècle ?)
NB : juste une précision pour la traduction : j’ai beaucoup ri quand la phrase du commissaire « Il gazouille » a été traduit par un « Il tweete »…pauvres gens vous avez fait exprès pour ajouter une touche d’humour d’ici ?
NB2 : notons le joyeux retour des recommendations…ce blog c’est un peu comme la cigarette, chaque tentative d’arrêt est un echec.
Continue Reading »Ken Loach au théâtre ? Un mauvais teasing vous pensez ? Non une juste comparaison : Sunderland est une comédie sociale qui se passe dans une ville triste et pluvieuse au nord de l’Angleterre. Sally, sans emploi depuis la fermeture de l’usine où elle a travaillé toute sa vie, doit trouver de l’argent pour soigner et garder près d’elle sa jeune soeur autiste.
Ca fait histoire à vous faire fondre le coeur, peut-être un peu trop ? « Ah la pauvre petite… que la vie est injuste… On est pas tellement là-dedans, grâce à la légèreté de l’humour anglais, et une mise en scène qui arrive à apporter une fraicheur à cette situation dramatique.
Histoires de foot, téléphone rose et nouvel incinerateur à la place de l’usine (travailler là où tu vas finir c’est pas un enterrement c’est un pot de départ) sous un fond gris foncé c’est donc pas seulement pour que vous vous apitoyiez sur le sort de cette famille hors du commun.
Une colocataire qui jouit au téléphone pour gagner de l’argent, une soeur qui passe sa vie devant une télé sans son et un bocal à fourmis, et un couple d’homosexuel londonien qui souhaitent avoir un enfant…
Des personnages hauts en couleur. Humour anglais et drame rendent cette pièce poignante, émotion est le maître mot.
« Il pleut tellement ici que j’ai l’impression d’être née dans une machine à laver »
Vous aimez Ken Loach ? Vous aimerez Sunderland.
Bravo à toute la troupe.
Sunderland
Petit Théâtre de Paris